grandir
Au collège, avec une classe de sixième.
Un groupe de filles planche sur l’écriture de la trame d’un conte.
Elles ont créé leurs héros, un frère et une sœur, et le problème de départ : les parents ont été enlevés par le Drac.
Je leur demande de me raconter la fin de l’histoire. L’une d’elles me dit : à la fin, les héros ont retrouvé leurs parents et rencontré chacun un amoureux, et ils vont tous vivre ensemble, le frère, la sœur, les amoureux et les parents.
Je réponds qu'il va falloir choisir, ou bien les héros sont assez « grands » pour aller vivre avec leurs amoureux, ou bien ils ne le sont pas et retournent vivre chez leurs parents.
Ce n’est pas possible, les deux, les amoureux et les parents ? Déception chez l’une des filles.
Si on n’est pas en plein dans la problématique adolescente, je veux bien manger mon chapeau. (pour être tout à fait honnête, je ne porte jamais de chapeau).
sur le feu
D'abord il y aura ça :
pour le programme, clic sur l'image
Puis ça :
Je n'ai pas encore le programme complet, à suivre, donc.
cache cache
Pour raconter l'album : Le tout petit fermier, un bricolage en carton, moquette, cagette, colorié aux feutres, crayons de couleurs et peinture.

Pour la crèche de Durfort, mardi matin.
A la fin de l'histoire et pour la prolonger, "mon" tout petit fermier ira nourrir les animaux : de l'avoine pour le cheval, du foin pour la vache, de l'herbe fleurie pour le mouton, de la pâtée pour le cochon, du grain pour le coq, la poule et le poussin.
jouvence
Lecteur de passage, voici quelques pages d'un merveilleux courrier envoyé par les enfants de l'école d'Issirac avec qui j'ai travaillé au mois de février :
A ouvrir les jours de doute et de nuages dans le coeur, consolation et sourires assurés.
souris, souris
Le dépliant :
Ah, tu vois.
A suivre.
rue tordue etc.
Dans cette ville, il y a une rue tordue.
Dans cette rue, il y a une maison marron.
Dans cette maison, il y a un petit jardin en coin.
Et dans le jardin, un magnolia sépia.
Et dans le magnolia, il y a un nid joli.
Dans le nid, il y a un oeuf tout neuf ;
Et dans l’oeuf, il y a un lapin malin.
Qui bondit,
Atterit
Sur ton nez
Retroussé.
Béatrice Tanaka
illustration de Béatrice Tanaka dans : Des quatre vents, collection Chanterime, l'Ecole des Loisirs.
J'adapte pour la crèche :
...dans ce jardin il y a un arbre fleuri
Dans cet arbre fleuri il y a un nid joli
Dans le nid un oeuf
Qu'y a t-il dans l'oeuf ?
Un petit lapin !
réalisé en 2008 avec les cartons d'emballage d'une célèbre enseigne discount (L..l pour ne pas la nommer) une paire de ciseaux et un tube de colle, et ressorti vendredi matin pour la crèche.
Si j'étais une poule...

si j'étais une poule, dit la petite boule blanche
je serais rousse avec des ailes
j'aurais une tête ronde, une crête rouge et un bec pointu pour manger du grain, des vers et des cailloux
deux pattes pour gratter le sol
tous les matins je pondrais un oeuf
dans lequel, parfois, il y aurait un petit poussin
Pour la crèche, en introduction à des histoires de poules, d'oeufs et autres petites bêtes.
Du coq à l’âne
Il n'y a pas longtemps, j’ai raconté pour un jeune public des histoires réparties en deux interventions.
Je venais de raconter Souchinet, en bref une histoire de dévoration, un « faux » bébé de bois taillé dans une souche avale tout ce qui passe, y compris sa maman et son papa. A la fin il éclate en mille morceaux et libère tout le monde. Pendant l’intermède, un petit garçon (moyenne ou grande section de maternelle) l’air inquiet, est venu me dire que lui non plus, il n’était pas un vrai petit garçon. Je lui ai demandé son prénom, un vrai prénom de petit garçon, lui ai expliqué qu'il était bien un petit garçon qui aimait ses parents, et que jamais il ne mangerait ni l’un ni l’autre. J’ai repris avec lui la fin de l’histoire, et je peux dire qu’après notre discussion son beau regard bleu s’était considérablement allégé. Une petite fille (CM1 peut être, donc plus grande) qui avait tout écouté m’a raconté quant à elle que ses parents avaient emprunté à la médiathèque un film, l’histoire d’une fille que son père voulait épouser. J’ai vite compris qu’il s’agissait du Peau d’Âne de Jacques Demy, nous avons évoqué la fée marraine (merveilleuse Delphine Seyrig) qui explique à Peau d’Âne ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. D’autres enfants étaient là, qui ont profité de ces échanges importants.
Hier soir, dans un téléfilm consacré à la Princesse Marie Bonaparte (jouée, joli hasard, par Catherine Deneuve) et à ses liens avec Sigmund Freud, il a été dit, grosso modo, que l’anthropophagie et l’inceste sont deux tabous majeurs de l’humanité.
Si je doutais encore du pouvoir des contes, me voilà avertie.
Bons vieux contes du vieux petit temps, bon vieux Sigmund.
du géant à Jean
Mission pour janvier : réviser Jean de l'Ours pour le collège. Chic et chouette, c'est une histoire que j'apprécie beaucoup et que j'ai déjà raconté.
fin de géant
Fin de géant, fin de tournée.
Une dernière image pour me souvenir de ces instants où le silence des enfants était si dense que j'aurais pu le cueillir comme une fleur.
A Brouzet, avant le spectacle, entendu une fillette dire : je me souviens de la Grande Ourse, je m'en souviens comme si c'était hier. (c'était le spectacle du Noël 2009) Au retour, dans la voiture chargée pour la dernière fois, on se demandait Fidel et moi quel souvenirs on en avait, nous. Amusant et salutaire exercice de mémoire.









































